Témoignages et vérité Adoptions forcées

ESPAGNE

AFFAIRE DES ENFANTS VOLES DU FRANQUISME

Dans les années 1940 et 1950, voire jusqu’aux années 19806, plus de 30 000 enfants sont retirés à leurs mères2,7, pour des raisons idéologiques2,4, basées sur les thèses controversées d’un psychiatre, lui-même proche de Franco : le docteur Antonio Vallejo Nágera.

Les estimations relatives au nombre réel de ces enlèvements seraient nettement sous-évaluées et pourraient même atteindre 300 000 victimes6,2,4.

ESPAGNE: LES ENFANTS VOLÉS DU FRANQUISME

C’est un terrible secret, exhumé du passé: des années 1950 à la fin des années 1980, des bébés ont été volés dans des maternités pour être vendus à des familles bourgeoises. Des médecins et des religieuses organisaient le trafic. Devenus adultes, ces enfants demandent réparation.

La vie aurait pu continuer de couler pleine de certitudes tranquilles pour Antonio Barroso, avocat à Barcelone. Jusqu’au coup de fil d’un copain d’enfance, il y a près de quatre ans. L’ami affirme que l’un comme l’autre sont des enfants adoptés, achetés par leurs familles à des religieuses. Stupéfait, Antonio fait pratiquer un test ADN, qui confirme: rien de commun avec ses supposés parents. “A 38 ans, j’ai découvert que ma vie était un mensonge…” 

LE SCANDALE DES <<BEBES VOLES>> SOUS FRANCO DEVANT LA JUSTICE ESPAGNOLE

Le premier procès des «bébés volés» s’ouvre ce mardi en Espagne, des décennies après qu’a éclaté ce scandale de nouveau-nés soustraits à leurs mères pour être confiés à des familles d’adoption sous le régime de Franco (1939 – 1975). Ce médecin, dénoncé depuis longtemps par la presse et des associations, est le premier à devoir s’asseoir sur le banc des accusés, grâce au témoignage de la mère d’Inès Madrigal, Inès Pérez, décédée depuis

GRANDS-MERES DE LA PLACE DE MAI

L’association civile des Grands-Mères de la Place de Mai (en espagnol: Abuelas de Plaza de Mayo) est une organisation argentine de défense des droits humains qui a pour but de retrouver et de rendre à leurs familles légitimes tous les enfants et bébés volés lors de la dernière dictature militaire (1976-1983), créer les conditions nécessaires pour empêcher la perpétration de ce crime contre l’humanité, et que tous les responsables de ces crimes soient dûment sanctionnés. Elle est présidée par Estela de Carlotto, son siège est à Buenos Aires, et l’association a des filiales à Mar del Plata, La Plata, Rosario et Córdoba

ARGENTINE

AFFAIRE DES ENFANTS VOLES SOUS LA DICTATURE ARGENTINE

L’affaire des enfants volés sous la dictature argentine est une affaire d’État argentine. Elle concerne la mise en place d’un « plan systématique » de vols de bébés d’opposants politiques à la dictature militaire en Argentine (1976-1983).

En , un procès jugea huit anciens responsables militaires coupables, dont les anciens dictateurs Jorge Rafael Videla et Reynaldo Bignone1.

L’organisation des Grands-mères de la place de Mai évalue à au moins 500 le nombre de bébés volés puis adoptés sous une fausse identité sous la dictature1.

À la fin du mois de , l’identité véritable de 127 personnes a été restituée2,3.

GUILLERMO PEREZ, ENFANT VOLE DE LA DICTATURE ARGENTINE EN QUETE DE VERITE

Les organisations de défense des droits de l’Homme estiment à 5.000 le nombre de détenus passés par ce centre. Les militaires les faisaient ensuite disparaître, morts ou vifs. Certains étaient précipités depuis des avions dans le Rio de la Plata, l’estuaire séparant Buenos Aires de l’Uruguay voisin.

La vie de Guillermo a basculé le 27 avril 2000 quand une jeune femme s’est présentée à son travail : “Salut, je m’appelle Mariana, je suis fille de disparus et je cherche mon frère, ça pourrait être toi”.

 

LES ENFANTS VOLES DE LA DICTATURE ARGENTINE

Ils sont 500. Cinq cents enfants en bas âge qui, à l’époque de la dictature militaire en Argentine (1976-1983), ont été enlevés à leurs parents, des opposants à la junte alors au pouvoir, pour la plupart des étudiants, souvent péronistes, qui se battaient pour une société plus juste et furent enlevés, torturés et tués. On estime à 30 000 le nombre de “desaparecidos” (disparus).

Parmi 500 enfants dérobés à leurs familles, nombre d’entre eux l’ont été dès leur naissance. Les mères étaient exécutées dans l’un des centres de détention ouverts alors dans l’ensemble du pays, juste après l’accouchement. Les nouveau-nés étaient donnés à des couples en mal de progéniture, de préférence des militaires ou des policiers proches du régime, mais aussi, parfois, à des gens ignorants tout des origines de l’enfant qui leur était confié.