Un test sérologique du Covid-19 créé en Ille-et-Vilaine

Une entreprise d’Ille-et-Vilaine, NG Biotech, a développé un test permettant de détecter l’immunité au virus.

Le test se réalise par une simple piqûre au bout du doigt.
Le test se réalise par une simple piqûre au bout du doigt. | NG BIOTECH

Ce sont les tests dont on aura absolument besoin en fin d’épidémie, pour évaluer l’état immunologique de la population. Grâce à une prise de sang, ils permettront de savoir qui a été en contact avec le virus, et par là même, qui est immunisé. Dans l’immédiat, les tests sérologiques seraient particulièrement utiles pour les personnels de santé.

Les tests PCR (ceux réalisés actuellement et permettant de savoir si l’on est porteur du virus) ont pu être élaborés dès que la Chine a publié la séquence génétique du virus. La course aux tests sérologiques n’a pu être lancée que quand des échantillons de personnes ayant développé une immunité au virus ont été disponibles.

Elle semble arriver à son terme, et les annonces vont se multiplier. Dimanche, une société strasbourgeoise, Biosynex, assurait disposer d’un test rapide permettant d’obtenir un résultat en quinze minutes à partir d’une goutte de sang.

Comme un test de grossesse

L’entreprise de biotechnologie NG Biotech, basée à Guipry (Ille-et-Vilaine) assure, elle aussi, être prête : « Notre test rapide se démarque par sa simplicité d’utilisation, dit le Dr Alain Calvo, directeur du développement chez NG Biotech : il suffit d’une goutte de sang au bout du doigt (la cartouche de test contient un auto-piqueur et un collecteur de sang). Comme pour un test de grossesse. » Le résultat est disponible en quinze minutes et se lit effectivement comme sur un test de grossesse : une barre c’est négatif, deux ou trois barres, tu as eu (ou tu as toujours) le coronavirus.

Le test a été développé avec le soutien du CEA et de l’AP-HP. Il a été évalué dans plusieurs hôpitaux parisiens et par l’Institut Pasteur. La société a entamé les négociations pour sa validation et sa commercialisation avec le ministère de la Santé.

Il ne serait pas question de le diffuser auprès du grand public dans un premier temps. Hôpitaux et labos seraient les premiers destinataires.

La petite société de quarante personnes assure être la seule en mesure de produire ces tests rapides. « Nous sommes en mesure de produire entre 50 000 et 70 000 tests dès ce mois d’avril, assure le Dr Calvo. Nous nous sommes penchés sur une projection, pour monter en puissance rapidement. Nous pouvons atteindre une capacité de 300 000 à 500 000 tests par mois en mai, puis monter à un million de tests en juillet. »